Braine-le-Comte

A la croisée des chemins d'eau, de fer et de bitume, une ville de traditions et de culture :
Braine-le-Comte.

Façonnée par l'eau et le vent, Braine-le-Comte est née du mariage des plaines et des coteaux, des argiles et des sables.

Origine du nom

Braine

Les archives de la Cour des Comptes nous rapportent que le village primaire fut implanté dans une clairière de la forêt charbonnière des Gaules. Il était peuplé de Nerviens et dirigé par le chef gaulois Brennus. Ce village fut baptisé Broenia.

Le mot actuel "Braine" est un mot dont l'étymologie est douteuse mais qui a beaucoup évolué au cours des siècles.

Le Comte

Vient du Comte de Hainaut qui devient maître du territoire en 1150.

Braine en quelques chiffres

  • La ville couvre un territoire de 4.000 hectares y compris les villages de Ronquières, Henripont, Hennuyères, Petit-Roeulx et Steenkerque.
  • Le périmètre de la ville mesure environ 28 kilomètres.
  • Le seuil de l'église paroissiale s'élève à 84,53 mètres au-dessus du niveau de la mer.
  • La station géodésique (tête du bois) culmine à 142,62 mètres.
  • Le point culminant de la route vers Henripont (Houssière) à 159 mètres.
  • 17.000 habitants

Historique - Les dates clés

  • C'est au 7e siècle que Braine est fondée par Saint Géry, évêque de Cambrai (mort en 619).
  • Le Comte de Hainaut, Baudouin IV dit "le Bâtisseur", acquiert la ville en 1158 du chapitre de Sainte-Waudru, à Mons. Il baptise Braine-le-Comte de son nom définitif, la fortifie et débute la construction du château-fort. C'est son fils Baudouin V qui le terminera.
  • 1424 : pillage de la ville par les Brabançons.
  • 1583 : la ville est prise d'assaut par les confédérés belges, soulevés contre les Espagnols.
  • 1652 : le roi d'Espagne, successeur du Comte de Hainaut cède la ville de Braine-le-Comte à la maison d'Arenberg en échange de la terre de Sevenberghen. Le duc d'Arenberg en possède la seigneurie et la juridiction ainsi que sa châtellenie qui comprend onze villages.
  • 1677 : le duc de Villa-Hermosa, gouverneur général des Pays-Bas, détruit le château et ses remparts, pour empêcher les Français de s'y retirer.
  • 1815 : le quartier général du prince d'Orange séjourne à Braine-le-Comte pendant six semaines. Il part de Braine pour se trouver en première ligne en face du maréchal Ney, à l'attaque de Gimioncourt, à Quatre-Bras. Braine-le-Comte est en possession d'une charte-loi.

Patrimoine historique et architectural

Profane

l'Hôtel d'Arenberg

Hôtel d'ArenbergÀ la fin du 19e siècle, la famille d'Aremberg a légué à la commune quelques bâtiments. Parmi ceux-ci, l'ancien Hôtel de ville : construit à la fin du 16e et début du 17e siècle, l'Hôtel d'Arenberg est un monument en pierre bleue de style Renaissance. Il marque la grand-place de Braine-le-Comte par son caractère très ancien. Il fut brûlé en 1914 par les Allemands et reconstruit en 1920. Sa cloche, appelée la Bageole, provient de l'ancienne prison de la ville. Elle est conservée dans le petit campanile.

La gare

gare de Braine-le-ComteLa plus vieille gare de Belgique encore en activité. Elle date de 1842. Elle a une grande importance dans l'essor de la ville et se pose d'une manière incontournable sur l'axe Bruxelles - Paris. C'est en grande partie grâce à la gare que les pôles historique et industriel se rejoignent petit à petit au cours des deux derniers siècles.

Le plan incliné à Ronquières

Le plan incliné de Ronquières a été conçu pour racheter une différence de niveau de 68 mètres entre les biefs du nouveau canal à 1350 tonnes reliant Charleroi à Bruxelles. Ce dénivellement est à l'origine du nom de la ville voisine : Nivelles.

Cet important ouvrage d'art, sorte d'écluse à sas mobiles, est constitué de deux bacs gigantesques roulant sur des rails. Le parcours ne dure que 40 minutes au lieu de plusieurs jours via les nombreuses écluses de l'ancien contournement.

La tour qui surplombe le plan offre un panorama exceptionnel de la région. Vous pourrez apercevoir d'un simple regard l'Atomium, le beffroi de Mons, Tournai, le Lion de Waterloo, l'ascenseur de Strepy-Thieu.

Des promenades au fil de l'eau sont possibles en saison.

Pour en savoir plus : le site du plan incliné de Ronquières

Religieux

L'ancien couvent des Dominicains

C'est un bâtiment classé du 17e siècle, dont la façade d'inspiration renaissance contient des éléments baroques, où se mêlent en nombre les pierres bleues (dont les soubassements) en provenance des carrières des environs.

En 1622, Jean de Loix, cofondateur du couvent de Mons, obtient l'autorisation d'ériger en couvent la maison de Braine, jusqu'alors simple vicariat. Les bâtiments annexes furent construits dix ans après l'église.

Les encadrements des fenêtres et des deux portes sont en pierre bleues, tandis que le reste est en brique. À l'intérieur de la cour, une partie du cloître (1648) surmontée d'une galerie couverte est visible.

Les bâtiments actuels ont été acquis par l'État et restaurés en 1910 pour être convertis ensuite en Hôtel-des-Postes.

L'église Saint Géry

Bien que très petite au départ, l'église Saint Géry s'est considérablement développée au cours des siècles pour devenir l'édifice que l'on connaît aujourd'hui.

Cet édifice est intéressant à plus d'un titre. Chacun, selon sa sensibilité, pourra y trouver matière à émerveillement : l'architecture, les matériaux utilisés, les voûtes, les bas-reliefs, les icônes, les œuvres de la renaissance, les statues, les polychromes, etc.

Dans la nef, toutefois, une statue mérite votre attention; il s'agit de celle de Saint Christophe. Elle date du 15e siècle. Du haut de ses 4,85 mètres, ce Saint Christophe en chêne massif et sculpté, impressionne par le sentiment de puissance qu'il dégage.

Au cours des siècles, Saint Christophe fut vénéré par des millions de voyageurs de passage à Braine-le-Comte et désireux de se placer sous sa protection.

Maxellende, Prospérine et Dindin, sont les noms des cloches qui dominent l'édifice à plus de 40 mètres de hauteur. Ces multi-centenaires partagent le clocher avec un superbe carillon de 48 cloches. Il ravira les mélomanes.

PATRIMOINE NATUREL

Le Bois de la Houssière

Bois de la HoussièreLe Bois de la Houssière s'étend sur une superficie de 662 hectares entre les villages de Henripont, Ronquières et Virginal. Sa longueur avoisine les 5 kilomètres. Initialement, le bois de la Houssière ne faisait qu'un avec la forêt de Soignes dans le sud de Bruxelles.

Contrairement à ce que le nom pourrait suggérer, le roi du bois de la Houssière n'est pas le houx mais bien le hêtre. Bien d'autres essences sont évidemment présentes dont le houx aux abords des clairières.

Le bois est un site idéal pour observer les oiseaux sédentaires ou migrateurs dans leur habitat : pinsons, accenteurs mouchets, pouillots, troglodytes, bouvreuils, mésanges, loriots, tourterelles turques, pigeons ramiers, rapaces diurnes ou nocturnes, etc.

Hélas, les sentiers qui traversent le bois ne sont pas tous ouverts au public en raison du morcellement des propriétés privées. Nous vous conseillons donc de ne pas vous aventurer hors des chemins de circulation.

Le vieux canal à Ronquières

Ce vieux canal, tronçonné régulièrement par de très anciennes écluses, n'est plus en fonction depuis que le plan incliné de Ronquières existe. Ses superbes méandres sont maintenant le refuge apprécié d'une faune riche et d'une flore qui l'est tout autant. Nous vous souhaitons vivement de surprendre le martin-pêcheur en plein vol, ou d'identifier une superbe orchidée ou autre drosera. Cette réserve naturelle est actuellement gérée par le RNOB.

Géologie

Introduction

La géologie étudie la succession des couches de terrains anciens dans :

  • leur composition minéralogique (la nature des minéraux constituant les différentes roches);
  • leur contenu paléontologique (fossiles d'animaux et de plantes peuplant les mers et les continents anciens);
  • les structures géométriques qu'elles dessinent dans le paysage (couches tabulaires ou plissées).

En Belgique

Les terrains les plus anciens de Belgique remontent à environ 540 millions d'années avant l'apparition de l'homme. Ils se rencontrent dans les parties profondes du Massif de Brabant et de l'Ardenne. Leurs racines descendent jusque dans la croûte terrestre.

À Braine-le-Comte

La région brainoise, comme l'ensemble de la Belgique, a connu une succession d'innombrables transgressions et régressions marines qui recouvraient partiellement ou totalement les terres du continent d'alors. Une lutte sans merci s'offrait entre la terre et la mer pour la conquête du sol.

Lors de l'ère primaire (entre 540 et 250 millions d'années), la mer déposait principalement des sables et des argiles, puis vinrent ensuite des calcaires avec des constructions récifales (crinoïdes, coraux, brachiopodes, …) liées au développement de l'activité biologique.

De grandes périodes de plissements se sont succédées et les terrains immergés par la mer ont progressivement été soulevés jusqu'à la constitution de montagnes comparables en taille aux Alpes et aux Pyrénées actuellement.

Plus tard, pendant l'ère secondaire, entre 250 et 65 millions d'années, les mers déposent des craies dans le bassin de Mons. Les eaux de ces périodes recèlent une multitude de micro-organismes qui constituent la masse de la craie : ce sont les coccolites.

Plus récemment, durant l'ère tertiaire, entre 65 et 2 millions d'années, c'est le règne des dépôts marins argileux et sableux fins avec des fossiles fort semblables aux organismes actuels.

Au quaternaire, après 2 millions d'années, peu après que l'homme est apparu chez nous, les mers se retirent définitivement de la Belgique et le réseau hydrographique actuel s'installe en creusant les massifs rocheux qui se sont accumulés pendant les multiples périodes marines.

Des milliers de mètres de dépôts marins déposés par les mers successives, il ne reste plus grand-chose aujourd'hui, seulement quelques centaines de mètres.

Dans la région de Braine-Le-Comte, la vallée de la Senne marque la limite entre les terrains tertiaires argileux et sableux : à l'ouest, les argiles vertes de l'Yprésien et, à l'est, les sables jaunes du Bruxellien (Bois de la Houssière - photo).

En remontant vers Tubize, ce sont les terrains les plus anciens de Belgique qui affleurent, soit les quartzites et les phyllades contenant un minéral particulier : la magnétite.

En descendant vers Soignies, ce sont les calcaires à crinoïdes visibles notamment dans les carrières du Hainaut. Ces calcaires renferment de nombreux fossiles caractéristiques des dépôts marins du dévonien vers 360 millions d'années. L'histoire du passé carrier de la région est bien décrit est explicité par des outils et des échantillons de fossiles dans un musée : le musée de la pierre bleue à Soignies.

Dans la vallée de la Sennette, avant le plan incliné de Ronquières, sur les bords du canal à Fauquez, des schistes gris bleu renferment les plus anciens fossiles de Belgique (les graptolites) et, plus loin, à Quenast, des roches magmatiques qui traversent les terrains sédimentaires plissés.

Avenue du Marouset 83, 7090 Braine-le-Comte (Belgique)
Tél. +32 (0)67 55 53 91